Tribune
Une bonne mesure, à condition d'en donner les moyens
Le droit d'accueillir son animal de compagnie est garanti depuis la loi « Bien vieillir ». Reste la question des moyens.

L'article 26 de la loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024 a inséré dans le code de l'action sociale et des familles un article L. 311-9-1 garantissant au résident le droit d'accueillir son animal de compagnie, sauf avis contraire motivé du conseil de la vie sociale. L'arrêté du 3 mars 2025 en fixe les conditions : capacité du résident à assurer les besoins physiologiques, comportementaux et médicaux de l'animal, respect des règles d'hygiène et de sécurité fixées par le directeur, prise en charge de la nourriture et des soins.
Danny Forster soutient la mesure. Son objection porte sur son exécution : lorsque le résident n'est plus en mesure d'assurer ces obligations, ce qui arrive, la dépendance évoluant par nature, la charge revient à l'équipe. Il en tire une demande simple : que l'État accompagne le dispositif avec du personnel supplémentaire.
C'est la même logique qu'il applique à la climatisation ou aux ratios : il ne conteste pas le principe d'un droit nouveau, il conteste qu'on l'accorde sans en financer la mise en œuvre.